Une réforme du 1er mai 2015 limitait la durée de travail des internes en médecine à 48 heures par semaine. Un an après ce décret, on est très loin du compte. Trois quarts des services des hôpitaux ne l’appliquent pas. La réalité est peut-être bien pire. “Je pense qu’on arrive tous au moins à 60-65 heures par semaine“, confie Paul, interne en médecine.

Un manque de personnel

Repos supprimé et journées surchargées, cela peut avoir des conséquences dangereuses pour les patients. “On est plus prompt à faire des erreurs“, note Paul. Ces horaires à rallonge sont aussi un facteur du mal-être des internes. Pour aider les futurs médecins en détresse, un dispositif a été lancé : une cellule d’écoute des internes. 34% d’internes en médecine générale auraient été victimes de burn-out. Problème, à ce jour les hôpitaux manquent de personnel.